Pargny-sur-Saulx en 1845

Sur le chemin n°3, près de la Saulx, ce village a une église remarquable avec horloge, un presbytère, une maison commune, une maison d’école et une pompe à incendie. Ses puits fournissent une eau saine reposant sur la grève et l’argile. Le sol, composé de terres franches et grasses, bien cultivées et suffisamment fumées, convient au froment et à la luzerne. Le territoire, limité au nord par l’Ornain, a une longueur de 5 kilomètres et une largeur de 4; il contient 1 229 hectares, dont 696 en terres labourables, 71 en prés, 398 en bois, 1 en vignes, etc. Vingt-deux laboureurs, employant trente-deux charrues en fonte, y font 20 hectares de prés artificiels qu’ils plâtrent. On y trouve du sable et de la terre à brique, tuile et poterie. Il y a des tuileries qui occupent quarante personnes, sans compter deux carrières. Ecarts : la ferme de l’Ajot et le moulin à eau.

Histoire.

La terre de Pargny relevait du roi et composait quatre fiefs, savoir : la Maison-aux-Bois, l’Ajot, Jaquette-Allard et Haute et Basse-Chaîne.

Décimateurs : deux particuliers pour un tiers ; la chapelle d’Aulnay–l’Aître, pour un tiers ; le prieur de Sermaize et le curé de Pargny, chacun pour un sixième. L’abbaye de Saint-Jacques de Vitry jouissait de ces dimes en 1291.

Extrait du Dictionnaire des communes de Jérôme Chalette en 1845.

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