Un jour de septembre 1731, on découvrit à Songy une jeune fille de 9 ou 10 ans . C' est elle qu 'on nomme " La fille sauvage de Songy  " .
    On dit que : La fille sauvage avait été vue par M. de Saint Martin avec une autre fille qui toutes deux traversaient la rivière .( la Marne ???)
    C'est le comte d'Epinoy, seigneur de Songy, qui a recueilli la fille sauvage . Elle resta  chez les religieuses de Châlons-sur -Marne jusqu'en 1747.
    En 1744 le duc d' Orléans fut intéressé  par la jeune fille et lui octroya une pension .

    On dit que  Charles de La Condamine rencontra  la fille sauvage à Sainte-Ménehould et étudia son cas dans un livre paru en 1755  et intitulé : "Histoire d'une jeune fille sauvage trouvée dans les bois à l' âge de 10 ans ." (ce livre existe bien, consultable à la bibliothèque de Châlons, mais a-t-il été écrit par C. de La Condamine ? ... Dernière nouvelle : ce livre a été réédité en  1971 dans la collection  DUCROS)

    Abel Hugo, frère de Victor raconte cette histoire dans sa : " France pittoresque ".
   

      Ce qui est sûr : Elle est entrée à l'hôpital Saint-Maur le 30 octobre 1731 amenée par le sieur Deschars, brigadier en la maréchaussée. Ensuite, la fille sauvage a été baptisée le 16 juin 1732 à Saint -Sulpice de Châlons-en-Champagne  par le prêtre Couterot. Elle fut appelée Marie Angélique Memmie Leblanc  par son parain M. Memmie Le Moine administrateur de l'hôpital de Saint-Maur et par sa maraine damoiselle Marie Nicole D'halle, supérieure de cet hôpital.


    Ce que nous apprend le Mercure de France de décembre 1731, pp 2983 et suivantes .
On ne sait pas de quel pays elle vient : plutôt des Antilles que de Norvège .
    Avant d 'être découverte à Songy on l 'avait vue près de Vitry-le-François en compagnie d 'une fille noire avec laquelle elle
se disputa pour un chapelet.
    C 'est le berger de Songy qui la trouva , l'amena au château de M. D'Epinoy et  en eut la garde pendant deux mois . Là , on la vit pêcher dans les fossés du château , chercher des racines dans les jardins. On remarqua que tout ce qu'elle mangeait, elle le mangeait cru, comme les lapins qu'elle dépouillait avec ses doigts.
Elle paraît agée d'environ 18 ans , de taille moyenne , le teint un peu basané , mais la peau de sa gorge et  de ses épaules est blanche. Elle a les yeux bleus et vifs. Elle apprend facilement .

    On la fit transférer dans un des hôpitaux de Châlons qu'on nomme la Renfermerie, pour "être plus à portée d'approfondir son état et son origine, et pour lui donner l'éducation et les instructions dont elle parraît déjà capable."

    Dans l'étât contenant les noms des mendiants enfermés à l'hôpital général de Châlons en éxécution de la déclaration du Roi du 18 juillet 1724, dressé le 5 février 1732, elle porte le numéro d'entrée 1214, et, depuis son entrée a déclaré s'appeler Marie Angélique Desolives. (! ?!!) Il semble donc qu'elle ait rapidement au moins appris son nom.

    Voilà ce que nous pouvons vous raconter sur la vie mystérieuse de la fille sauvage de Songy.
M. R..... chirurgien parisien et chercheur passionné, étudie depuis 20 ans les enfants sauvages et pense que la fille de Songy est unique, car la seule parmi tous à avoir eu une alimentation carnée pendant sa vie solitaire et la seule à avoir pu retrouver l'usage de la parole.
  Nous attendons de ses nouvelles pour compléter cette page.

  Un grand merci à Jean-Paul DENISE , directeur du Centre Généalogique de la Marne, pour son remarquable article sur la fille sauvage de Songy , paru dans le bulletin N° 77 de Champagne Généalogie,  fruit de profondes recherches et qui nous a été bien utile.

L'ile de la fille sauvage aujourd'hui
 

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